Matisse
C'est vert, sauf si ce n'est pas possible
Le projet Matisse 14 & 16 opère la reconversion d’un site tertiaire fortement minéralisé en un paysage urbain structuré par le végétal, en lien avec les dynamiques métropolitaines du secteur Bordet.
L’intervention paysagère repose avant tout sur une désimperméabilisation significative des abords, permettant de restituer une part importante de pleine terre et d’inscrire le projet dans une logique de continuité écologique. Les surfaces extérieures sont conçues comme un support actif, intégrant une gestion intégrée des eaux pluviales par infiltration, rétention et évapotranspiration. Cette approche contribue à atténuer les effets d’îlot de chaleur et à renforcer la résilience du site face aux évolutions climatiques.
Le projet développe une structure paysagère lisible, articulée autour de plusieurs séquences complémentaires. Une promenade plantée, pensée comme un espace public apaisé, assure la desserte du site et favorise les mobilités douces. Elle constitue un lien structurant entre les différentes entités bâties, tout en assurant une transition qualitative avec les espaces publics environnants. Son traitement privilégie des ambiances végétales généreuses, favorables à l’appropriation par les usagers et compatibles avec une circulation lente et partagée.
Au cœur de l’îlot, un jardin intérieur offre un espace plus intime, en retrait des flux, destiné aux habitants. Ce cœur paysager est conçu comme un lieu de respiration, combinant strates arborées, plantations basses et espaces ouverts. Il participe à la qualité résidentielle du projet en introduisant des vues, des usages et des continuités écologiques à l’échelle domestique. La présence du végétal y est pensée dans une logique biophilique, visant à renforcer le bien-être des usagers et leur relation au vivant.
Les interfaces avec le contexte élargi, notamment la future station Bordet et les infrastructures voisines, sont traitées comme des opportunités de connexion. Le paysage accompagne ces mutations en assurant des continuités fonctionnelles et perceptives, tout en maintenant une identité propre au site. Les limites ne sont plus conçues comme des ruptures, mais comme des gradients, favorisant les échanges entre espaces publics, semi-publics et privés.










