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Le paysage comme un préalable pour repenser l’attractivité des massifs forestiers
D’une superficie de 52 200 hectares, le massif forestier de Saint-Hubert est l’un des plus grands massifs forestiers des Ardennes belge. L’attractivité des territoires ruraux et/ou forestiers est encore aujourd’hui le parent pauvre de nos politiques économiques. La difficulté de ces territoires se situe le plus souvent à se reconnaître dans leurs spécificités intrinsèques et de comprendre leur potentiel de développement dans des synergies d’activités pouvant naître de l’interaction entre les écosystème forestiers et les écosystèmes villageois. Cette mission avait pour objectif de faire dialoguer les acteurs de la forêt, de permettre aux parties prenantes de comprendre par eux même l’ADN de l’écosystème forestier, et de partager l’imaginaire de la « forêt idéale » au regard des enjeux de transition sociétale, écologique et climatique.
C’est au sein d’un atelier participatif que la mission s’est déroulée. Le cadrage des échanges s’est formalisé au travers de deux modules nécessitant de la part de l’Atelier Caneva-s la préparation d’outils singuliers et spécialement conçu pour cet exercice considérant les spécificités d’un massif forestier et de son contexte rural. Notre approche basée sur une interprétation de la grille de lecture des services écosystémiques s’est inspirée du cadre conceptuel portée par la plateforme Wal-Es.
Le premier module, mobilisant un set de cartes illustrant 44 services écosystémiques que la forêt peut potentiellement fournir, a permis aux parties prenantes de partager leurs points de vues sur l’illustration du massif forestier comme une ressource douée de multiples fonctions écologiques, autant qu’être en capacité d’offrir de multiples services pour le développement économique territorial et touristique.
Le deuxième module, a permis aux parties prenantes d’élaborer une « esquisse partagée » d’un massif forestier exemplaire, voire idéale, privilégiant la gestion des écosystèmes, le développement de la biomasse et de la biodiversité…tout comme les services écosystémiques, tout en conciliant ces bases avec un projet visionnaire et ambitieux au niveau du développement économique territorial et de l’attractivité touristique. Ce dernier module, se basant sur un premier échange de priorisation des services écosystémiques, s’est conclu sur la co-construction d’une maquette collaborative. Cet exercice a permis aux participants de dialoguer en consensus, formuler et spatialiser un « massif forestier imaginaire ».







